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  Avion Aviateur Aviation, 100 ans de fascination (1908-2008)
 

1er juillet - 1er octobre 2006

 

Jeune femme près de la fenêtre.jpg

puce-musees.gif Depuis plusieurs années, expositions et études ont revisité l'École de Paris, incitant à porter un regard nouveau sur le foisonnement artistique que connurent Montmartre et Montparnasse dans les années 20 sous l'impulsion d'artistes étrangers mais aussi français, l'importance de ces derniers ayant été souvent occultée.

L'exposition "Maurice Loutreuil (1885-1925) l'insoumis" s'inscrit dans cette réflexion. Elle est organisée conjointement au Mans par le musée de Tessé et le Centre Culturel de la Sarthe, en partenariat avec le musée d'art moderne de Céret où elle sera présentée à l'automne.

 

puce-musees.gif Si son destin de peintre a fait de Maurice Loutreuil un peintre "parisien", il a passé les deux-tiers de sa vie dans la Sarthe où sa famille s'enracine.

Ses grands parents paternels vivent à Chérancé, "mon village à l'angélus" écrira-t-il plus tard, son père est clerc de notaire à Montmirail où naît Maurice en 1885 puis notaire au Mans où il meurt en 1904. C'est au Mans au lycée Montesquieu que Maurice Loutreuil fait ses études secondaires, qu'il découvre son irrépressible passion pour la peinture acquérant les bases solides du métier à l'École de dessin, alors dirigée par l'académique Jules-Alfred Hervé-Mathé. L'un de ses condisciples s'appelle Théodore Boulard (1887-1961), un de ses amis est Henri Gizard (1879-1929).

 

puce-musees.gif En 1909, il "monte" à Paris, essayant vainement d'entrer à l'École des Beaux-Arts. Il apprend la technique de la fresque qui lui donnera cette rapidité dans le travail, cette prise directe avec la surface du tableau. Pour vivre, en plus des quelques subsides familiaux et d'une bourse du Département de la Sarthe, il dessine des caricatures pour les journaux Le Charivari, l'Assiette au beurre

 

Jeune fille assise de dos.jpgpuce-musees.gif En 1914, l'absurdité de la guerre le révolte, il rêve d'une union internationale des artistes et des intellectuels contre la guerre. Il quitte la France en décembre pour la Sardaigne et Naples.

Arrêté, envoyé à Marseille, emprisonné puis relâché, il part de nouveau vers la Tunisie cette fois. Éternel errant, à la recherche d'un absolu, Loutreuil ne cessera de partir ou de rêver de départ.

En 1919, il séjourne à Céret avec André Masson, Pinchus Krémègne les a précédés, Soutine les suivra. C'est pour lui une expérience passionnante.

 

puce-musees.gif Entre 1919 et 1925, son port d'attache est son atelier du Pré Saint-Gervais à Paris. Il travaille dans les académies, il participe à plus d'une vingtaine d'expositions collectives. Aux jeudis du Parnasse, il retrouve ses amis ou compagnons de travail : Krémègne, Kikoïne, Dobrinski ... Toujours épris d'absolu, il lance l'idée du "Salon de l'œuvre anonyme" ; généreux malgré son dénuement, il aide de jeunes artistes.

L'été 1923 le ramène dans la Sarthe, il séjourne à Mamers chez son frère aîné Arsène, notaire comme leur père, dont il fera un superbe portrait. Il peint la campagne qui l'entoure, des scènes pittoresques : le marché, les commères en conversation, mais aussi de remarquables natures-mortes.

En 1924 un dernier voyage le mène au Sénégal d'où il rapportera de grands paysages et des portraits éblouissants d'humanité.

Il meurt le 21 janvier 1925 à l'hôpital Broussais.

 

puce-musees.gif L'exposition réunit environ 150 œuvres, peintures, aquarelles et dessins venant de collections publiques (Musée National d'art Moderne, Centre Georges Pompidou, Musée d'art Moderne de Troyes ...) et privées françaises et étrangères. Certaines œuvres n'ont jamais été montrées.

 

puce-musees.gif La présentation au Mans s'organise sur deux lieux : le Musée de Tessé où sont présentées les œuvres sur papier, aquarelles et dessins et l'abbaye de l'Épau pour les peintures.

 

puce-musees.gif L'abondante correspondance, plus de 650 lettres échangées entre autres par le peintre avec son frère aîné Arsène, témoigne de ses recherches, de ses doutes, de ses aspirations. C'est l'itinéraire d'un artiste. Elle est aussi une remarquable évocation de la vie artistique parisienne entre 1910 et 1925. Transcrite par Jean Levantal, historien de Maurice Loutreuil, elle sera donnée aux Archives Départementales de la Sarthe à l'occasion de l'exposition.

  
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